Gergovie est à St Maurice de Lignon

Chez les Arvernes

Sur la rive du fleuve “ELAUER”

En remontant le Lauer (Loire) un oppidum saute aux yeux dès que l’on arrive chez les Arvernes. C’est St Maurice de Lignon. Il est entouré de deux rivières et de hautes montagnes comme le décrit Strabon. Pas de montagnes ni de rivières autour de Merdogne. Sa taille est dans le standard des Grands oppida d’Europe du Nord c’est à dire supérieure à 1000 ha alors que notre monument national mesure que 70 ha.

Pour bien comprendre le déroulement de la bataille de Gergovie, il faut reprendre le texte de César un épisode avant qu’il monte dans les Cévennes. César entre en Gaule pour venger les commerçants Romains massacrés à Cénabum par Vercingétorix.

ch7) Il organise la défense de la Narbonnaise avant de s’occuper de Vercingétorix.

ch8) César franchit les Cévennes en plein hiver. Cet épisode est dérangeant pour les Clermontois car il se passe selon le texte de César à un jour et demi de Vienne. Donc très près de Gergovie St Maurice de Lignon. Aucune info n’est disponible officiellement sur le sujet Cévenole. pourquoi?

 

 

César de retour d’Italie rentre en Gaule

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 7

7. Cependant Luctérios le Cadurque, qui avait été envoyé chez les Rutènes, les gagne aux Arvernes. Il pousse chez les Nitiobroges et chez les Gabales, reçoit de chaque peuple des otages, et, ayant réuni une forte troupe, entreprend d’envahir la Province, en direction de Narbonne. A cette nouvelle, César pensa qu’il devait, de préférence à tout autre plan, partir pour Narbonne. Il arrive, il rassure les courages ébranlés, place des détachements chez les Rutènes de la province, chez les Volques Arécomiques, chez les Tolosates et autour de Narbonne, toutes régions qui confinaient au territoire ennemi ; il ordonne qu’une partie des troupes de la province et les renforts qu’il a amenés d’Italie se concentrent chez les Helviens, qui touchent aux Arvernes.

Il est très difficile de comprendre les mouvements des troupes si on ne sait pas localiser grossièrement les tribus Gauloises. C’est ce que l’on propose soit avec la vidéo soit avec le diaporama

César traverse les Cévennes en plein hiver

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 8

8. Après avoir pris ces dispositions, comme déjà Luctérios arrêtait son mouvement et même reculait, parce qu’il trouvait dangereux de s’aventurer au milieu de nos détachements, César part chez les Helviens. Les Cévennes, qui forment barrière entre les Helviens et les Arvernes, étaient en cette saison, à l’époque la plus rude de l’année, couvertes d’une neige très haute qui interdisait le passage, néanmoins, les soldats fendent et écartent la neige sur une profondeur de six pieds, et, le chemin ainsi frayé au prix des plus grandes fatigues pour les hommes, on débouche dans le pays des Arvernes. Cette arrivée inattendue les frappe de stupeur, car ils se croyaient protégés par les Cévennes comme par un rempart et jamais, à cette époque de l’année, on n’avait vu personne, fût-ce un voyageur isolé, pouvoir en pratiquer les sentiers ; alors César ordonne à ses cavaliers de rayonner le plus loin possible en terrorisant l’ennemi le plus qu’ils peuvent. Rapidement, par la rumeur publique, par des messagers, Vercingétorix apprend ce qui se passe ; tous les Arvernes, au comble de l’émotion, l’entourent, le pressent qu’il pense à défendre leurs biens, qu’il ne laisse pas l’ennemi les piller entièrement, surtout quand – il le voyait bien – tout le poids de la guerre était pour eux. Cédant à leurs prières, il lève le camp et quitte le pays des Bituriges pour se rendre chez les Arvernes. 

“La guerre des Gaules”Livre VII ch 9

César rentre à Vienne

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 9

 

9. Mais César ne resta que deux jours sur place : il avait prévu que Vercingétorix agirait effectivement de la sorte ; sous prétexte d’aller chercher du renfort et de la cavalerie, il quitte l’armée, laissant le commandement des troupes au jeune Brutus : il lui recommande de faire des incursions de cavalerie de tous côtés, et de les pousser le plus loin possible ; quant à lui, il tâchera de n’être pas absent plus de trois jours. Les choses ainsi réglées, il se dirige à marches forcées vers Vienne, au grand étonnement de son escorte. Il y trouve de la cavalerie fraîche, qu’il y avait envoyée un certain temps auparavant, et, ne cessant de marcher ni jour ni nuit, se dirige, à travers le pays des Héduens, vers celui des Lingons, où deux légions hivernaient : il voulait, au cas où les Héduens iraient jusqu’à tramer quelque plan contre sa vie, en prévenir, par sa rapidité, l’exécution. Une fois arrivé, il envoie des ordres aux autres légions et les concentre toutes sur un seul point avant que les Arvernes aient pu apprendre qu’il était là. Quand il connaît la situation, Vercingétorix, à nouveau, ramène son armée chez les Bituriges, puis quitte leur territoire et se dispose à assiéger Gorgobina, ville des Boïens : César les y avait établis après les avoir vaincus dans la bataille contre les Helvètes, et il les avait placés sous l’autorité des Héduens. 

Problème dans le texte de César.

ch8) Vercingétorix  cède à leurs prières, décampe, quitte le pays des Bituriges, pour se rapprocher de celui des Arvernes.

ch9) Mais César ne resta que deux jours sur place : il avait prévu que Vercingétorix agirait effectivement de la sorte.

César veut attirer Vercingétorix là où Brutus massacre des Arvernes, à 1jour 1/2 de Vienne puis César monte chez les  Lingons (Langres) et y rassemble ses 12 légions.” ceci a dû lui prendre un petit mois.

Au siècle derniers des historiens du Velay ont racontés une histoire entre Brutus et Vercingétorix qui ne contredis pas les « commentaires » confirme que les “commentaires ” ont servi l’intérêt politique de César et nous fixe sur le lieu de cette bataille.

Que s’est il passé dans les Cévennes entre Brutus et Vercingétorix?    (ici⇒)

César chez les Lingons:  ch9) Quand Vercingétorix connaît la situation,  à nouveau, il ramène son armée chez les Bituriges, puis quitte leur territoire puis quitte leur territoire et se dispose à assiéger Gorgobina, ville des Boïens

César est dans le Nord, la voie est libre pour attaquer ses alliés “Les Boïens”

“La guerre des Gaules”Livre VII ch 10

César part chez les Boïens

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 10

10. Cette manœuvre mettait César dans un grand embarras : s’il gardait ses légions dans leurs quartiers pendant le reste de l’hiver, il devait craindre que, ayant laissé écraser un peuple qui était tributaire des Héduens, la Gaule entière n’entrât en dissidence, puisqu’on verrait que ses amis ne trouvaient en lui aucune protection ; s’il les faisait sortir prématurément, il devait craindre d’avoir à souffrir du côté du ravitaillement, par suite de la difficulté des transports. Il crut qu’il valait mieux néanmoins tout supporter, plutôt que de s’aliéner, en acceptant un tel affront, l’unanimité de ses partisans. Il invite donc les Héduens à lui fournir des vivres, et se fait précéder chez les Boïens d’une ambassade qui annoncera sa venue et les exhortera à rester fidèles, à supporter vaillamment le choc de l’ennemi. Laissant à Agédincum deux légions et les bagages de toute l’armée, il se met en route pour le pays des Boïens.

Explication de texte

Avec l’hypothèse St Maurice de Lignon

“La guerre des Gaules”Livre VII ch 11

César  croise et assiège Vellaunodunum puis Cénabum

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 11

11. Vellaunodunum
Le second jour, il arriva devant Vellaunodunum, ville des Sénons voulant ne pas laisser d’ennemi derrière lui pour n’être pas gêné dans son ravitaillement, il entreprit d’en faire le siège, et en deux jours, il l’eut entourée d’un retranchement ; le troisième jour, la place envoya des parlementaires pour traiter de la reddition : il ordonne qu’on livre les armes, qu’on amène les chevaux, qu’on fournisse six cents otages. Il laisse Caïus Trébonius, son légat, pour terminer le règlement de cette affaire, et part – car il désirait achever sa route au plus vite
11. Cénabum
– se dirigeant vers Cénabum, ville des Carnutes. Ceux-ci, qui venaient à peine d’apprendre que Vellaunodunum était assiégé, pensant que l’affaire traînerait quelque temps, s’occupaient de rassembler des troupes pour la défense de Cénabum, et se disposaient à les y envoyer. Mais en deux jours César y fut. Il campe devant la ville, et, l’heure avancée lui interdisant de commencer l’attaque, il la remet au lendemain; il ordonne à ses troupes de faire les préparatifs ordinaires en pareil cas, et, comme il y avait sous les murs de la place un pont qui franchissait le liger, craignant que les habitants ne prissent la fuite à la faveur de la nuit, il fait veiller deux légions sous les armes. Les gens de Cénabum, peu avant minuit, sortirent en silence de la ville et commencèrent de passer le fleuve. César, averti par ses éclaireurs, introduit, après avoir fait incendier les portes, les deux légions qu’il tenait prêtes, et se rend maître de la place : il s’en fallut d’un bien petit nombre que tous les ennemis ne fussent faits prisonniers, car l’étroitesse du pont et des chemins qui y conduisaient avait bloqué cette multitude en fuite. César pille et brûle la ville, fait don du butin aux soldats, passe le Liger et arrive dans le pays des Bituriges.

Explication de texte

Avec l’hypothèse St Maurice de Lignon

Résumé des chapitres 7 à 11

Résumé des chapitres 7 à 11

Vidéo Youtube avec le texte de César

Avec Gergovie à Merdogne, voici quatre exemples de trajets trouvés sur la toile.

Clic sur l’image pour accéder aux pages Web

Vous remarquerez que les “Merdonniens” ne se bousculent pas pour commenter la route de César dans les Cévennes alors que son texte est clair et précis. Un seul site internet se mouille pour en parler . (ici) Mais si vous prenez la peine de le lire, vous verrez que les massacres dans les Cévennes  à un jour et demi de Vienne (env 60km) se seraient déroulés à St Paulien près du Puy en Velay (110 km de Vienne) “César se serait trompé et aurait confondu Vienne avec Alba la Romaine 

un extrait du texte: 

8°/   –  Le proconsul, après avoir franchi la crête des Cévennes, a probablement établi un camp d’opérations sur leurs pentes occidentales, probablement encore chez les Helviens. Il a sûrement évité de s’enfoncer avec toute sa colonne au cœur du pays ennemi, et a sans doute choisi un emplacement susceptible d’assurer sa liaison avec Alba.      Il insiste par deux fois sur le fait que les destructions qu’il ordonne sont effectuées par des raids de cavalerie. L’infanterie ne semble donc pas avoir participé aux dévastations, ce qui renforce l’hypothèse d’une base opérationnelle en pays helvien, ou chez les Vellaves mais relativement proche de la frontière helvienne.          

 9°/   –    César annonce son retour dans trois jours : on peut en déduire que la distance, depuis la région d’Alba jusqu’à son camp d’opération, a été d’environ trois jours de route pour un détachement normal.  Maintenant que la route a été dégagée – et il a dû prendre des dispositions pour que les Helviens la maintiennent ouverte afin d’assurer le passage de ses ravitaillements – une journée doit suffire pour descendre avec une faible escorte de cavaliers, jusqu’à Alba, et deux jours pour remonter en personne, le détachement de renfort pouvant, lui, en mettre trois ; soit cinquante à soixante-dix  kilomètres.

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