Alésia

Comme pour Gergovie, le site officiel d’Alésia est contesté. En effet, le site d’Alise-Sainte-Reine n’est qu’une hypothèse validée par Napoléon III, c’est à dire à la même époque que celle de Gergovie.

L’incompatibilité entre le texte de César et le site officiel a ouvert la porte à plusieurs hypothèses.

 

Hypothèse Alise-Sainte-Reine. (officiel)

Hypothèse Alise-Sainte-Reine.

Alésia, « oppidum des Mandubiens » selon Jules César.

Alésia est située par les historiens dans la commune d’Alise-Sainte-Reine (en Côte-d’Or). Cette identification a été permise grâce aux résultats des fouilles engagées à l’initiative de Napoléon III, qui, malgré leur époque, furent d’une qualité certaine au regard de la méthode stratigraphique et planimétrique. Dans les années 1990, de nouvelles fouilles sont relancées sur le site pour explorer de nouvelles zones et re-documenter les zones étudiées par les officiers du Second Empire. Elles sont alors menées par une équipe franco-allemande dirigée par Michel Reddé et Sigmar Von Schnurbein, tous deux d’éminents archéologues spécialistes de l’époque romaine. Par le passé, notamment au xixe siècle, la localisation de la ville d’Alésia a fait débat, notamment du fait de la dimension politique et symbolique que revêt le site : bataille fondatrice de l’histoire de France pour les historiens du régime napoléonien au xixème siècle, premier point d’ancrage de l’identité nationale pour d’autres, la validité des résultats par ailleurs incontestable au regard de l’ampleur du dossier documentaire archéologique, s’est souvent mêlée à la passion et aux anathèmes.

 

Hypothèse Chaux-Des-Crotenay.

Hypothèse Chaux-des-Crotenay. 

Les travaux d’André Berthier amènent à porter un regard nouveau sur l’histoire du territoire centré sur Chaux-des-Crotenay, dans la continuité des apports des érudits locaux (Désiré Monnier, Louis-Abel Girardot, René Chambelland…). Dépositaire des archives et du mobilier archéologique mis au jour par Berthier, ArchéoJuraSites s’efforce d’exploiter et mettre en valeur ces ressources et ce travail original mais contesté. En proposant, au début des années 1960, de situer les épisodes de la bataille d’Alésia (52 av. J.-C.) dans le Jura entre Champagnole et Chaux-des-Crotenay, André Berthier éclaire de façon inédite la connaissance de l’occupation de ce territoire aux temps protohistoriques et antiques. Ses sondages révèlent notamment  l’existence d’un site gallo-romain totalement inconnu en combe de Crans. André Berthier met aussi en évidence, sur le plateau de Chaux-des-Crotenay, d’importants murs ainsi que certains amas pierreux qu’il considère comme vestiges protohistoriques.  Les statuts d’ArchéoJuraSites révisés en 2018 ont donc logiquement prévu l’instauration, au sein du Conseil d’administration, d’un Collège pleinement dédié à l’étude et la diffusion des recherches et des découvertes d’André Berthier.

 

Hypothèse Izernore

Hypothèse de Alexandre Brard, Sénateur de l’Ain et président du conseil Général. (1859 – 1923

Document pdf fourni par P.Bourgis: Alésia” Imprimerie du courrier de l’Ain.

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