Les extraits de “la Guerre des Gaules” qui mentionnent “les Boïens”

 

Les Boïens dans la guerre des gaules.

 Livre premier. (-56: 4 ans avant Alésia)

Chapitre 5: « Les  Helvètes persuadent les Rauraques, les Tulinges et les Latobices, qui étaient leurs voisins, de suivre la même conduite, de brûler leurs villes et leurs villages et de partir avec eux ; enfin les Boïens, qui, d’abord établis au-delà du Rhin, venaient de passer dans le Norique et de mettre le siège devant Noréia, deviennent leurs alliés et se joignent à eux. »

Chapitre 26 « Les Boïens et les Tulinges, qui, au nombre d’environ 15 000, fermaient la marche et protégeaient les derniers éléments de la colonne, soudain attaquèrent notre flanc droit et cherchèrent à nous (Romains) envelopper »

Chapitre 28 « Quant aux Boïens, les Héduens demandèrent, parce qu’ils étaient connus comme un peuple d’une particulière bravoure, à les installer chez eux  ». Les Boïens sont chez les Eduens S . I . C

Chapitre 29 « On trouva dans le camp des Helvètes des tablettes écrites en caractères grecs ; elles furent apportées à César. Elles contenaient la liste nominative des émigrants en état de porter les armes, et aussi une liste particulière des enfants, des vieillards et des femmes. Le total général était de 263000 Helvètes, 36000 Tulinges, 14000 Latobices, 23000 Rauraques, 32000 Boïens »

Livre sept. (-52 l’année d’Alésia)

Chapitre 9 « Quand il connaît la situation, Vercingétorix, à nouveau, ramène son armée chez les Bituriges, puis quitte leur territoire et se dispose à assiéger Gorgobina, ville des Boïens : César les y avait établis après les avoir vaincus dans la bataille contre les Helvètes, et il les avait placés sous l’autorité des Héduens. »

 

Chapitre 10 « Il (César) invite donc les Héduens à lui fournir des vivres, et se fait précéder chez les Boïens d’une ambassade qui annoncera sa venue et les exhortera à rester fidèles, à supporter vaillamment le choc de l’ennemi. » « Laissant à Agédincum deux légions et les bagages de toute l’armée, il (César) se met en route pour le pays des Boïens. »

Chapitre 9 « Quand il connaît la situation, Vercingétorix, à nouveau, ramène son armée chez les Bituriges, puis quitte leur territoire et se dispose à assiéger Gorgobina, ville des Boïens : César les y avait établis après les avoir vaincus dans la bataille contre les Helvètes, et il les avait placés sous l’autorité des Héduens. »

 

Chapitre 10 « Il (César) invite donc les Héduens à lui fournir des vivres, et se fait précéder chez les Boïens d’une ambassade qui annoncera sa venue et les exhortera à rester fidèles, à supporter vaillamment le choc de l’ennemi. » « Laissant à Agédincum deux légions et les bagages de toute l’armée, il (César) se met en route pour le pays des Boïens. »

 

Chapitre 17 « Pour le blé, il (César) harcèle de demandes les Boïens et les Héduens ; ceux ci, manquant de zèle, n’apportaient qu’une aide médiocre ; ceux-là manquaient de moyens, car ils ne formaient qu’un petit État de faibles ressources et ils eurent tôt fait d’épuiser ce qu’ils possédaient. L’armée souffrait d’une grande disette, à cause de la pauvreté des Boïens, de la mauvaise volonté des Héduens, et parce qu’on avait mis le feu aux granges »

 

Chapitre 74 : César chiffre les forces ennemies

« On (Vercingétorix) demande aux Héduens et à leurs clients, Ségusiaves, Ambivarètes, Aulerques Brannovices,Blannovii, 35 000 hommes ; un chiffre égal aux Arvernes, auxquels on joint les Eleutètes, les Cadurques, les Gabales, les Vellavii, qui sont, par longue tradition, leurs vassaux ; aux Séquanes, aux Sénons, aux Bituriges, aux Santons, aux Rutènes, aux Carnutes, 12 000 hommes par cité ; aux Bellovaques 10 000; 8 000 aux Pictons, aux Turons, aux Parisii, aux Helvètes ; aux Ambiens, aux Médiomatrices, aux Petrocorii, aux Nerviens, aux Morins, aux Nitiobroges, 5 000; autant aux Aulerques Cénomans ; 4 000 aux Atrébates ; trois mille aux Véliocasses, aux Lexovii, aux Aulerques Eburovices ; 1 000 aux Rauraques, aux Boïens ; 20 000 à l’ensemble des peuples qui bordent l’Océan et qui se donnent le nom d’Armoricains : Coriosolites, Redons, Ambibarii, Calètes, Osismes, Lémovices, Unelles. »

La plaine du Forez est chez les Ségusiaves, clients des Eduens.

Si on respecte les textes de César:

“Toute localisation de ce Peuple en dehors du territoire Eduen n’est que pure spéculation”

Je repose le texte qui impose cette localisation chez les Eduens:

Chapitre 28 « Quant aux Boïens, les Héduens demandèrent, parce qu’ils étaient connus comme un peuple d’une particulière bravoure, à les installer chez eux  »

 

Voici une sélection de textes et de cartes qui confirment cette loclisation des Boïens dans la plaine du Forez.

Auguste Bernard Jeune

Histoire du Forez (1835)

Sur la carte Allemande ci dessous, le Sud est sur le haut de la page. Pas de normes cartographiques à cette époque. En ouvrant la galerie, on peut y voir une région entre Loire et Rhône qui se nomme “BOIJ” C’est le territoire des Boïens.

Gouvernement général du Lyonnais

Un dragon Celtique sur une monnaie des Boïens

Gergovie en Velay

Quelques “ventres jaunes”

Localisation des Boïens surnomé “ventres jaunes”

étude sur les Boïens

Le milieu humain

Info P.Bourgis

Notices de la Gaule

Est ce que cette localisation s’intègre dans le texte de César ?

 

Brutus massacre des Arvernes à 1j 1/2 de Vienne:

Chapitre 9.

Vercingétorix cède à leurs prières, décampe, quitte le pays des Bituriges, pour se rapprocher de celui des Arvernes.

Avaricum est la ville de Bourges chez les Bituriges, Vercingétorix est dans le secteur. Il apprend que des Romains massacrent des Arvernes à une journée de Vienne

 Chapitre 9.

Mais César ne resta que deux jours sur place : il avait prévu que Vercingétorix agirait effectivement de la sorte 

Vercingétorix vient porter secours à son peuple là où Brutus le massacre, c’est à dire dans les Cévennes à un jour et demi de Vienne. Il suit la route entre Thiers, Ambert en suivant la rivière « La Dore » dans un axe Nord Sud, puis il croise à l’Est au niveau de Gergovie. C’est la route la plus courte uniquement sur le territoire des Arvernes. La route le long de la Loire est chez les Eduens et les Ségusiaves. Ces deupeuples sont amis de César.

César ne raconte pas ce qui s’est passé chez les Arvernes entre Vercingétorix et Brutus. Ce sont les historiens du Velay qui expliquent que les troupes de Brutus se sont faites massacrées par Vercingétorix pendant ses expéditions meurtrières à “Champs Dolens”, “La pourrière” près de “Saint Genest Malifaux” 

Pendant ce temps.

César est maintenant à Andémantunum (Langres) où il rassemble ses douze légions. Vercingétorix s’est débarrassé des troupes de Brutus remonte sur Avaricum par la même route qu’il est descendu. C’est alors qu’il a dû apprendre que César est à Langres.

Chapitre 10 :

Quand il connaît la situation, Vercingétorix, à nouveau, ramène son armée chez les Bituriges, puis quitte leur territoire et se dispose à assiéger Gorgobina, ville des Boïens : César les y avait établis après les avoir vaincus dans la bataille contre les Helvètes, et il les avait placés sous l’autorité des Héduens. 

César est au Nord chez les Lingons, la voie est libre pour attaquer les Boïens alliés de César. Vercingétorix quitte Avaricum et suit la Loire dans la plaine du Forez qu’il peut désormais traverser en toute sécurité.

 

 Vercingétorix sait que César est au Nord avec toute son armée. Les Boïens alliés de César sont seuls. Vercingétorix peut envisager de les combattre. 

Gorgobina des Boïens s’intègre dans la “guerre des Gaules”

Le Gorgobina du site officiel de Gergovie se localise entre le pays des Bituriges et celui des Arvernes. Pourtant César dit qu’il les a installé chez les Eduens.

Points communs entre les oppida

Les Oppidda sont comme une presqu’île terrestre dont l’accès très étroit est facilement contrôlable. C’est la porte de  l’oppidum. Ils se nomment:

  1. Les Barris à St Maurice de Lignon.
  2. Le Barras à Gorgobina.
  3. Le Barry à Uxellodunum.

Où sont les Boïens?

Dans l’hypothèse du Gergovie officiel

Dans l’hypothèse d’un Gergovie Clermontois.

César a placé les Boïens sous l’autorité des Eduens, certainement pas en Auvergne. Vercingétorix quitte Bourges descend au Sud direction la Limagne. Sa route est entièrement chez les Bituriges puis chez les Arvernes, il ne risque pas de croiser Gorgobina la capitale des Boïens censée être chez les Eduens.

Le Gorgobina du site officiel de Gergovie se localise entre le pays des Bituriges et celui des Arvernes. Pourtant César dit qu’il les a installé chez les Eduens.

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