Après la défaite Gauloise d’Avaricum, les Bituriges  ont admis que sa tactique de tout bruler aurait été la meilleure solution, elle aurait fini par affamer les Romains jusqu’à ce qu’ils quittent la Gaule. Cette bataille a eu lieu parce que Les Bituriges ont voulu défendre Avaricum contre l’avis de Vercingétorix qui voulait l’incendier avant l’arrivée des Romains.

Aux chapitres 31 à 33, suite à une requête d’arbitrage entre des chefs Eduens, César va convoquer une réunion à 40 km à l’Est du bec d’Allier. C’est lui qui a choisi le lieu de la réunion. Sachant que la rive droite du Fleuve est chez les Eduens dont les chefs  ne peuvent quitter le territoire, on peut se demander pourquoi est ce que César déplacent ses légions aussi loin à l’Est du bec d’Allier si Gergovie est près de Clermont Ferrand? Par contre si Gergovie est à St Maurice de Lignon, Décize est sur sa route.

De Bourges à Décize

Vercingétorix recompose son Armée

31. Cependant Vercingétorix, comme il l’avait promis, faisait tous ses efforts pour adjoindre à la coalition les autres cités, et cherchait à en gagner les chefs par des présents et des promesses. Il choisissait pour atteindre ce but les auxiliaires les plus qualifiés, ceux à qui l’habitude de leur éloquence ou leurs relations d’amitié donnaient le plus de moyens de séduction. Il s’occupe, d’autre part, d’équiper et d’habiller les soldats qui avaient pu s’échapper lors de la prise d’Avaricum ; pour réparer les pertes de ses effectifs, il demande aux différents peuples de lui fournir un certain nombre de soldats, fixant le chiffre et la date avant laquelle il veut les voir amener dans son camp ; en outre, il ordonne qu’on recrute et qu’on lui envoie tous les archers, qui étaient très nombreux en Gaule. De semblables mesures lui permettent de combler rapidement les pertes d’Avaricum. C’est sur ces entrefaites que Teutomatos, fils d’Ollovico et roi des Nitiobroges, dont le père avait reçu du Sénat le titre d’ami, vint le rejoindre avec une forte troupe de cavaliers de sa nation et des mercenaires qu’il avait recrutés en Aquitaine.

À Avaricum, les Eduens viennent solliciter César pour un arbitrage

32. César demeura plusieurs jours à Avaricum, et y trouva une grande abondance de blé et d’autres vivres ; il permit ainsi à son armée de se remettre de ses fatigues et de ses privations. On était déjà presque à la fin de l’hiver ; la saison invitait à se mettre en campagne, et d’ailleurs César avait résolu de marcher à l’ennemi, pour le faire sortir de ses marécages et de ses forêts, ou bien l’y assiéger, quand une députation de nobles héduens vient le trouver pour implorer son aide dans des circonstances particulièrement critiques : « La situation est des plus graves : alors que l’antique usage veut qu’on ne nomme qu’un magistrat suprême, qui détient pendant un an le pouvoir royal, deux hommes exercent cette magistrature et chacun d’eux se prétend légalement nommé.

L’un est Convictolitavis, jeune homme riche et de naissance illustre ;

l’autre est Cotos, issu d’une très vieille famille, jouissant d’ailleurs d’une grande influence personnelle et ayant de nombreux parents ; son frère Valétiacos a rempli l’année précédente la même charge.

Tout le pays est en armes ; le sénat est divisé, le peuple est divisé, les clients des deux rivaux forment deux partis ennemis. Si le conflit dure, on verra les deux moitiés de la nation en venir aux mains. Il dépend de César d’empêcher ce malheur par une enquête attentive et par le poids de son intervention. »

César convoque une réunion des Eduens à Décize

33. César pensait qu’il y avait des inconvénients à interrompre les opérations et à abandonner l’ennemi ; mais il savait aussi quels maux engendrent les discordes et il ne voulait pas qu’une si grande nation, et si étroitement unie à Rome, que personnellement il avait toujours favorisée et comblée d’honneurs, en vînt à la guerre civile, et qu’alors le parti qui se croirait le moins fort demandât du secours à Vercingétorix :

César jugea donc qu’il fallait d’abord parer à cela, et comme les lois des Héduens interdisaient à ceux qui géraient la magistrature suprême de franchir les frontières, voulant éviter de paraître porter atteinte à la constitution du pays, il décida de s’y rendre lui-même, et il convoqua tout le sénat et les deux compétiteurs à Decize.

Presque toute la cité y vint ; il apprit que Cotos était l’élu d’une poignée d’hommes réunis en secret ailleurs et à un autre moment qu’il ne convenait, que le frère avait proclamé l’élection du frère, alors que les lois interdisaient que deux membres d’une même famille fussent l’un du vivant de l’autre, non seulement nommés magistrats, mais même admis au sénat. Il obligea Cotos à déposer le pouvoir, et invita Convictolitavis, qui avait été nommé, conformément aux usages, sous la présidence des prêtres et alors que la magistrature était vacante, à prendre le pouvoir.

Pourquoi est ce que César choisi la ville de Décize pour conduire cet arbitrage ?

 Parce que Décize est sur le territoire des Eduens, sur le fleuve “Lauer” et sur la route de Gergovie à St Maurice de Lignon

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