César arrive sur Gergovie

Il décrit l’oppidum (ch 36)

Quatre jours avant d’arriver sur Gergovie, César a traversé le Lauer (la Loire). Il est maintenant près de l’oppidum. Sur sa route, il passe à Bas-en Basset  qui était une ville gauloise attestée. C’est ici qu’on peut supposer que le petit combat de cavalerie a eu lieu. Le fleuve a pu servir comme ligne de défense aux Gaulois. A cet endroit, il n’est pas très  profond et les 30 cm d’eau n’ont pas du suffire aux Celtes pour stopper la puissance de la cavalerie Romaine. Cependant sur la route entre Bas en Basset et le camp de César au regard on trouve des toponymes qui pourraient attester ces combats si des fouilles y étaient faites. Deux heures plus tard César arrivera sur la position de son futur grand camp au lieu dit “Le Regard”. Pendant que ses légions s’installent pour un siège, il va décrire l’oppidum avec précision et donner 9 indices géographiques qui doivent se retrouver sur l’hypothèse proposée.

Chapitre 36. César parvint à Gergovie en quatre étapes. Ayant livré le jour de son arrivée un petit combat de cavalerie, et ayant reconnu la place, qui était sur une montagne fort haute et d’accès partout difficile. Il désespéra de l’enlever de force. Quant à un siège, il décida de n’y songer qu’après avoir pourvu aux subsistances.

De son côté, Vercingétorix avait campé près de la ville, sur la hauteur. Il avait disposé autour de lui les forces de chaque cité, en ne les séparant que par un léger intervalle.  Tous les sommets de cette chaîne que la vue découvrait étaient occupés par ses troupes, en sorte qu’elles offraient un spectacle terrifiant. Ceux des chefs de cités qu’il avait choisis pour former son conseil étaient convoqués par lui chaque jour à la première heure pour les décisions à prendre ou les mesures à exécuter.  Il ne se passait presque point de jour qu’il n’éprouvât, par des engagements de cavalerie auxquels se mêlaient les archers, l’ardeur et la valeur de chacun.

Il y avait en face de la ville, au pied même de la montagne, une colline très bien fortifiée par la nature, et isolée de toutes parts. Si nous l’occupions, nous priverions l’ennemi d’une grande partie de son eau et il ne fourragerait plus librement. Mais cette position était tenue par une garnison qui n’était pas méprisable. Pourtant César, étant sorti de son camp au milieu du silence de la nuit, bouscula les défenseurs avant que l’on eût pu les secourir de la place et, maître de la position, y installa deux légions. Il relia le petit camp au grand camp par un double fossé de douze pieds de large, afin que même des hommes isolés pussent aller de l’un à l’autre à l’abri des surprises de l’ennemi.

 

César donne de nombreux détails décrivants Gergovie. Rien que dans ce chapitre 36, on peut en compter 9. Ces descriptions géographiques sont claires et précises. Andréas Palladio (1560) loin des polémiques de Gergovie a pu dresser un portrait robot de Gergovie. Ces descriptions sont indispensables pour comprendre la bataille. Ces indices sont si nombreux qu’une seule colline d’Auvergne peut correspondre à ses informations.

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