Les Cévennes à l’époque de la guerre des Gaules

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ch 8. Après avoir pris ces dispositions, comme déjà Luctérios arrêtait son mouvement et même reculait, parce qu’il trouvait dangereux de s’aventurer au milieu de nos détachements, César part chez les Helviens. Les Cévennes, qui forment une barrière entre les Helviens et les Arvernes étaient en cette saison la plus rude de l’année couvertes d’une neige très haute qui interdisait le passage, néanmoins, les soldats fendent et écartent la neige sur une profondeur de six pieds, et, le chemin ainsi frayé au prix des plus grandes fatigues pour les hommes, on débouche dans le pays des Arvernes.

Sur cette carte de Ptolémée, on peut voir la manière dont les Romains voyaient les Cévennes:  

Le trait bleu est le fleuve “Liger” baigne les murs de “Augusto Némossos”. Cette ville se nommait Némossos à l’époque de Jules César puis rebaptisé en hommage à l’empereur Auguste. C’est au XIX ème siècle qu’elle a été rebaptisée “Gergovie”

GÉOGRAPHE DE STRABON.

LIVRE QUATRIÈME

Le livre IV contient la description de la Gaule et des différents pays qui se trouvent situés en deçà de l’Italie et de la barrière des Alpes, y compris la Bretagne et quelques-unes des îles de l’Océan, celles du moins qui paraissent habitées. Strabon y traite aussi des régions occupées par les Barbares et de tous les peuples qui bordent la rive ultérieure de l’Ister.

CHAPITRE PREMIER.

1. La contrée qui succède immédiatement à l’Ibérie est la Celtique [ou Gaule] transalpine. Nous en avons déjà ci-dessus (01) indiqué sommairement la figure et l’étendue, il nous faut maintenant la décrire en détail. Or, on la divisait [anciennement (02)] en trois parties, l’Aquitaine, la Belgique et la Celtique [proprement dite], les populations de l’Aquitaine formant, non seulement par leur idiome, mais encore par leurs traits physiques beaucoup plus rapprochés du type ibère que du type galate [ou gaulois], un groupe complètement à part des autres peuples de la Gaule, qui ont tous au contraire [un type de physionomie uniforme], le vrai type gaulois, et qui ne se distinguent les uns des autres que parce qu’ils ne parlent pas tous leur langue absolument de même, mais se servent de plusieurs dialectes ayant entre eux de légères différences, lesquelles se retrouvent aussi dans la forme de leurs gouvernements et dans leur manière de vivre. L’Aquitaine et la Celtique, séparées l’une de l’autre par le mont Cemmène, confinaient toutes deux au mont Pyréné.

Comme nous l’avons dit, en effet, la Gaule transalpine a pour limite occidentale la chaîne des Pyrénées, laquelle touche à la fois aux deux mers, à la mer Intérieure d’une part, à la mer Extérieure de l’autre, et pour limite orientale le cours du Rhin parallèle au mont Pyréné; enfin pour limites septentrionale et méridionale l’Océan, qui lui sert de ceinture à partir de l’extrémité supérieure du mont Pyréné jusqu’aux bouches du Rhin, et la mer de Massalia et de Narbonne prolongée par la chaîne des Alpes depuis la Ligystique, où elle commence, jusqu’aux sources du Rhin. Quant au mont Cemmène, il s’avance perpendiculairement aux Pyrénées, à travers les plaines de la Gaule, et vient s’arrêter juste au centre du pays, c’est-à-dire dans les environs de Lugdunum, après un parcours de 2000 stades environ.

Sur des routes différentes à celles d’aujourd’hui.

Strabon: environ 2000 Stades x 1,825km = 365 km

Géoportail 390 km 

Strabon

3)  La configuration de cette province est à peu près celle d’un parallélogramme, dont le mont Pyréné forme le côté occidental et le mont Cemmène le côté septentrional, tandis que les deux autres côtés sont formés, celui du midi, par la portion de mer comprise entre le mont Pyréné et Massalia, et celui du levant en partie par la chaîne des Alpes, en partie par la ligne qui prolonge cette chaîne jusqu’à la rencontre des premières pentes du Cemmène du côté du Rhône, lesquelles forment un angle droit avec la ligne en question. Seulement, pour compléter le côté méridional de la province

14) Seulement, comme le Rhône est rapide et difficile à remonter, il y a telles marchandises de ces cantons (toutes celles notamment qu’on expédie de chez les Arvernes pour être embarquées sur le Liger), qu’on aime mieux envoyer par terre sur des chariots. Ce n’est pas que le Rhône, en certains points de son cours, ne se rapproche sensiblement de l’autre fleuve, mais, la route de terre étant toute en plaine et peu longue elle-même (elle n’est guère que de 800 stades) invite à ne pas remonter le Rhône, d’autant qu’il est toujours plus facile de voyager par terre. A cette route succède la voie commode du Liger, fleuve qui descend des monts Cemmènes et va se jeter dans l’Océan.

D’autres documents confirment que les Cévennes étaient la chaine de montagne à l’Ouest du Rhône

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