Ch 10: César quitte Langres au secours des Boïens

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 10

chapitre 10:. Cette manœuvre mettait César dans un grand embarras : s’il gardait ses légions dans leurs quartiers pendant le reste de l’hiver, il devait craindre que, ayant laissé écraser un peuple qui était tributaire des Héduens, la Gaule entière n’entrât en dissidence, puisqu’on verrait que ses amis ne trouvaient en lui aucune protection ; s’il les faisait sortir prématurément, il devait craindre d’avoir à souffrir du côté du ravitaillement, par suite de la difficulté des transports. Il crut qu’il valait mieux néanmoins tout supporter, plutôt que de s’aliéner, en acceptant un tel affront, l’unanimité de ses partisans. Il invite donc les Héduens à lui fournir des vivres, et se fait précéder chez les Boïens d’une ambassade qui annoncera sa venue et les exhortera à rester fidèles, à supporter vaillamment le choc de l’ennemi. Laissant à Agédincum deux légions et les bagages de toute l’armée, il se met en route pour le pays des Boïens.

Explication de texte

Avec l’hypothèse St Maurice de Lignon

Ch 11: César devant Vellaunodunum

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 11

chapitre 11:  Vellaunodunum
Le second jour, il arriva devant Vellaunodunum, ville des Sénons voulant ne pas laisser d’ennemi derrière lui pour n’être pas gêné dans son ravitaillement, il entreprit d’en faire le siège, et en deux jours, il l’eut entourée d’un retranchement ; le troisième jour, la place envoya des parlementaires pour traiter de la reddition : il ordonne qu’on livre les armes, qu’on amène les chevaux, qu’on fournisse six cents otages. Il laisse Caïus Trébonius, son légat, pour terminer le règlement de cette affaire, et part – car il désirait achever sa route au plus vite
chapitre 11:  Cénabum
 – se dirigeant vers Cénabum, ville des Carnutes. Ceux-ci, qui venaient à peine d'apprendre que Vellaunodunum était assiégé, pensant que l'affaire traînerait quelque temps, s'occupaient de rassembler des troupes pour la défense de Cénabum, et se disposaient à les y envoyer. Mais en deux jours César y fut. Il campe devant la ville, et, l'heure avancée lui interdisant de commencer l'attaque, il la remet au lendemain; il ordonne à ses troupes de faire les préparatifs ordinaires en pareil cas, et, comme il y avait sous les murs de la place un pont qui franchissait le liger, craignant que les habitants ne prissent la fuite à la faveur de la nuit, il fait veiller deux légions sous les armes. Les gens de Cénabum, peu avant minuit, sortirent en silence de la ville et commencèrent de passer le fleuve. César, averti par ses éclaireurs, introduit, après avoir fait incendier les portes, les deux légions qu'il tenait prêtes, et se rend maître de la place : il s'en fallut d'un bien petit nombre que tous les ennemis ne fussent faits prisonniers, car l'étroitesse du pont et des chemins qui y conduisaient avait bloqué cette multitude en fuite. César pille et brûle la ville, fait don du butin aux soldats, passe le Liger et arrive dans le pays des Bituriges.

Explication de texte

Avec l’hypothèse St Maurice de Lignon

Ch 11: César devant Cenabum

 “La guerre des Gaules”

Livre VII chapitre 11

chapitre 11:  Vellaunodunum

Le second jour, il arriva devant Vellaunodunum, ville des Sénons voulant ne pas laisser d'ennemi derrière lui pour n'être pas gêné dans son ravitaillement, il entreprit d'en faire le siège, et en deux jours, il l'eut entourée d'un retranchement ; le troisième jour, la place envoya des parlementaires pour traiter de la reddition : il ordonne qu'on livre les armes, qu'on amène les chevaux, qu'on fournisse six cents otages. Il laisse Caïus Trébonius, son légat, pour terminer le règlement de cette affaire, et part – car il désirait achever sa route au plus vite
chapitre 11:  Cénabum
– se dirigeant vers Cénabum, ville des Carnutes. Ceux-ci, qui venaient à peine d’apprendre que Vellaunodunum était assiégé, pensant que l’affaire traînerait quelque temps, s’occupaient de rassembler des troupes pour la défense de Cénabum, et se disposaient à les y envoyer. Mais en deux jours César y fut. Il campe devant la ville, et, l’heure avancée lui interdisant de commencer l’attaque, il la remet au lendemain; il ordonne à ses troupes de faire les préparatifs ordinaires en pareil cas, et, comme il y avait sous les murs de la place un pont qui franchissait le liger, craignant que les habitants ne prissent la fuite à la faveur de la nuit, il fait veiller deux légions sous les armes. Les gens de Cénabum, peu avant minuit, sortirent en silence de la ville et commencèrent de passer le fleuve. César, averti par ses éclaireurs, introduit, après avoir fait incendier les portes, les deux légions qu’il tenait prêtes, et se rend maître de la place : il s’en fallut d’un bien petit nombre que tous les ennemis ne fussent faits prisonniers, car l’étroitesse du pont et des chemins qui y conduisaient avait bloqué cette multitude en fuite. César pille et brûle la ville, fait don du butin aux soldats, passe le Liger et arrive dans le pays des Bituriges.

Explication de texte

Avec l’hypothèse St Maurice de Lignon

PS : C’est au chapitre suivant que César donnera une information capitale pour localiser son camp sur un axe Nord/Sud, derrière la barrière des Cévennes.

“Le camp de Brutus est à 1 jour de Vienne”.

Résumé des chapitres 7 à 11

Avec Gergovie à St Maurice de Lignon

Voici le trajet de César en Gaule.

Résumé des chapitres 7 à 11sur Géoportail

Résumé des chapitres 7 à 11 en P D F

Avec Gergovie à Merdogne (site officiel)

Voici quatre exemples du trajet de César en Gaule.

teuta Arvernia    jean Louis Bruneau     Wikipédia     Histoire des Gaulois.

Vous remarquerez que les “Merdonniens” ne se bousculent pas pour commenter la route de César dans les Cévennes alors que son texte est clair et précis. Un seul site internet se mouille pour en parler . (ici) Mais si vous prenez la peine de le lire, vous verrez que dans un premier temps, les massacres dans les Cévennes  à un jour et demi de Vienne (env 60km) se seraient déroulés à St Paulien près du Puy en Velay (110 km de Vienne) puis vous verrez que “César se serait trompé et aurait confondu Vienne avec Alba la Romaine 

un extrait du texte: 

8°/   -  Le proconsul, après avoir franchi la crête des Cévennes, a probablement établi un camp d’opérations sur leurs pentes occidentales, probablement encore chez les Helviens. Il a sûrement évité de s’enfoncer avec toute sa colonne au cœur du pays ennemi, et a sans doute choisi un emplacement susceptible d’assurer sa liaison avec Alba.      Il insiste par deux fois sur le fait que les destructions qu’il ordonne sont effectuées par des raids de cavalerie. L’infanterie ne semble donc pas avoir participé aux dévastations, ce qui renforce l’hypothèse d’une base opérationnelle en pays helvien, ou chez les Vellaves mais relativement proche de la frontière helvienne.           
 9°/   -    César annonce son retour dans trois jours : on peut en déduire que la distance, depuis la région d’Alba jusqu’à son camp d’opération, a été d’environ trois jours de route pour un détachement normal.  Maintenant que la route a été dégagée – et il a dû prendre des dispositions pour que les Helviens la maintiennent ouverte afin d’assurer le passage de ses ravitaillements - une journée doit suffire pour descendre avec une faible escorte de cavaliers, jusqu’à Alba, et deux jours pour remonter en personne, le détachement de renfort pouvant, lui, en mettre trois ; soit cinquante à soixante-dix  kilomètres.
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