La guerre des Gaules  

 Livre VII chapitre 36. // Il y avait en face de la ville, au pied même de la montagne, une colline très bien fortifiée par la nature, et isolée de toutes parts. Si nous l’occupions, nous priverions l’ennemi d’une grande partie de son eau et il ne fourragerait plus librement. Mais cette position était tenue par une garnison qui n’était pas méprisable. Pourtant César, étant sorti de son camp au milieu du silence de la nuit, bouscula les défenseurs avant que l’on eût pu les secourir de la place et, maître de la position, y installa deux légions.

L’occupation de la colline entre la ville et le grand camp doit priver les Gaulois d’un accès important pour alimenter en eau et en fourrage la population et les animaux cantonnés sur l’oppidum. 40 000 Gaulois au minimum plus le bétail ont besoin au minimum de 40 tonnes de nourriture et autant en boisson au quotidien.Seules des routes carrossables permettent cet approvisionnement.

Les trois cas de figure

St Maurice de Lignon

Les accès carrossables à l’oppidum sont Au Nord et Au Sud. Tout le reste du périphérique est en pentes si abruptes qu’on ne peut pas les utiliser pour descendre puiser de l’eau dans les rivières ou remonter du fourrage. En bloquant un accès sur deux, César bloque 50% de l’approvisionnement de l’oppidum.

Les routes actuelles passent encore toutes par ces deux accès Nord / Sud ainsi que les colonnes d’eau et de Gaz et de communication.

Andréas Palladio

Andréas Palladio a dessiné le petit camp de César dans l’axe Gergovie Grand camp. Il n’a pas dessiné les deux rivières, ni les montagnes qui entourent l’oppidum. C’est le texte de Strabon qui en parle pas celui de César qui lui a servi pour réaliser sa planche.

Palladio a tout de même dessiné des montagnes derrière l’oppidum qui sont plus hautes que celles de devant alors qu’elles sont plus loin. On peut supposer que le camp de César est la seule issue pour sortir de l’oppidum.

Gergovie Merdogne

 L’accès le plus commode est par l’Ouest de l’oppidum. César a installé son petit camp au Sud qui ne gène en rien l’approvisionnement en nourriture de celui ci. Les troupes de Vercingétorix peuvent aller librement boire de la cervoise à Némossos sans déranger les Romains. Donc l’occupation de la colline de la Roche Blanche n’est pas un obstacle pour l’approvisionnement des Gaulois sur l’oppidum. En conclusion cette colline ne correspond pas du tout aux descriptions de César.

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